Alain Jean-Marie
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biguine
© Hervé Hascoët
“Alain
JEAN-MARIE fait éclater de manière irrécusable son talent,
déjà maintes fois
constaté. Il s’affirme comme un artiste de la découpe chez
qui le sens de
l’originalité harmonique, l’inventivité mélodique sont mis
en forme
par un toucher net, subtil et rond, par une respiration
ample
qui retient le temps pour accentuer le swing,
par une impeccable rigueur métrique.
Un très grand pianiste".
JAZZ MAGAZINE
▲ Solo
▲ Trio Jazz
Gilles Naturel contrebasse
Philippe Soirat batterie
▲ Trio Biguine Reflections
Eric Vinceno basse électrique
Jean-Claude Montredon
batterie
Timidité, discrétion,
silence(s), effacement pourraient être les premiers mots
pour esquisser un portrait d’Alain Jean-Marie. Mais
aussitôt avivés, pimentés, parfumés pour se muer en exquis
oxymorons : une timidité mais intense, une discrétion
ardente, des silences éloquents, un effacement
irrésistible... Un virtuose du paradoxe, pourrait-on dire
de ce pianiste sans qui la scène parisienne du jazz serait
terriblement handicapée. Il est celui auquel on pense
lorsqu’on est en quête à la fois d’élégance subtile et
d’efficacité chaleureuse - demandez ce qu’elles en pensent
aux chanteuses Abbey Lincoln, Dee Dee Bridgewater, Helen
Merrill, dont il a été le partenaire en studio ou en
concert. Sans parler de ses confrères instrumentistes, de
tous styles et âges, qui, des trompettistes ellingtoniens
Harry Edison et Cat Anderson au saxophoniste Archie Shepp,
en passant par Jackie McLean ou Barney Wilen, ont pu
bénéficier de sa généreuse ductilité, de son art du
sous-entendu, et surtout de sa sensibilité quasi
sismographique. C’est dire que les solistes sont rares qui
ne rêvent pas pour leurs improvisations des précieux écrins
signés par un tel compagnon - plutôt que le terme
“accompagnateur”, en l’occurrence réducteur, interlocuteur
voire catalyseur, serait plus exact.
Philippe Carles