Alain Jean-Marie

piano

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© Hervé Hascoët

“Alain JEAN-MARIE fait éclater de manière irrécusable son talent, déjà maintes fois
constaté. Il s’affirme comme un artiste de la découpe chez qui le sens de
l’originalité harmonique, l’inventivité mélodique sont mis en forme
par un toucher net, subtil et rond, par une respiration ample
qui retient le temps pour accentuer le swing,
par une impeccable rigueur métrique.
Un très grand pianiste".
JAZZ MAGAZINE

Horace Silver : Swingin' the samba, extrait du CD "Latin Alley" avec Niels-Henning Ørsted Pedersen - IDA 016


Solo

Trio Jazz
Gilles Naturel contrebasse
Philippe Soirat batterie

Trio Biguine Reflections
Eric Vinceno basse électrique
Jean-Claude Montredon batterie


Timidité, discrétion, silence(s), effacement pourraient être les premiers mots pour esquisser un portrait d’Alain Jean-Marie. Mais aussitôt avivés, pimentés, parfumés pour se muer en exquis oxymorons : une timidité mais intense, une discrétion ardente, des silences éloquents, un effacement irrésistible... Un virtuose du paradoxe, pourrait-on dire de ce pianiste sans qui la scène parisienne du jazz serait terriblement handicapée. Il est celui auquel on pense lorsqu’on est en quête à la fois d’élégance subtile et d’efficacité chaleureuse - demandez ce qu’elles en pensent aux chanteuses Abbey Lincoln, Dee Dee Bridgewater, Helen Merrill, dont il a été le partenaire en studio ou en concert. Sans parler de ses confrères instrumentistes, de tous styles et âges, qui, des trompettistes ellingtoniens Harry Edison et Cat Anderson au saxophoniste Archie Shepp, en passant par Jackie McLean ou Barney Wilen, ont pu bénéficier de sa généreuse ductilité, de son art du sous-entendu, et surtout de sa sensibilité quasi sismographique. C’est dire que les solistes sont rares qui ne rêvent pas pour leurs improvisations des précieux écrins signés par un tel compagnon - plutôt que le terme “accompagnateur”, en l’occurrence réducteur, interlocuteur voire catalyseur, serait plus exact.

Philippe Carles