Jean-Charles Richard ▸ biographie
saxophones soprano et baryton
Musicien aventurier, Jean-Charles RICHARD a suivi un double
cursus au CNSM de Paris, où il obtient à l’unanimité un
premier prix de saxophone classique et un diplôme de
formation supérieure en jazz. Titulaire des CA de saxophone
classique et jazz et d’un DEM d’analyse, il enseigne au
conservatoire du XIIIème arrondissement et coordonne la
classe du cycle spécialisée jazz et musiques improvisées au
CNR de Paris.
Par goût des extrêmes, il choisit de se consacrer aux
saxophones soprano et baryton. Il étudie avec Steve Lacy et
Dave Liebman, et sa curiosité pour tous les territoires de
la musique l’amène à se produire aussi bien au sein
d’orchestres classiques (Orchestre de Paris, Orchestre des
Prix du CNSM), de big bands (George Russell, Antoine Hervé,
le Pom, Jean-Loup Longnon), dans des fanfares de rue (La
Bête a bon dos), avec des chanteurs de variété (Bonzom, Ü),
et à côtoyer les compositeurs contemporains (Karlheinz
Stockhausen, Thierry Escaich).
De 1995 à 2000, il tourne dans le monde entier avec un
groupe phare de l’humour musical, les DéSAXés, dans une
mise en scène de l’humoriste François Rollin. Concerts
mémorables notamment à l’Olympia et au Printemps de
Bourges.
De 2001 à 2005, il participe, avec la Compagnie du jongleur
Jérôme Thomas, à la création de Cirque Lili, spectacle
représenté plus de deux cent fois en France, Italie,
Autriche, Allemagne et Angleterre.
Conjointement, il met ses qualités d’interprète, de
compositeur et d’improvisateur au service de nombreuses
collaborations avec Dave Liebman, Didier Levallet, l’ARFI,
David Patrois, Luc Isenmann, Peter Herbert, Chris Culpo,
Jean-François Baëz, Claudia Solal, Eric Löhrer… En 2006,
Dave Liebman lui confie la direction artistique de sa
relecture du légendaire Sketches of Spain de Gil
Evans/Miles Davis, qui fait l’unanimité au Festival Jazz in
Marciac 2007.
Tous ceux qui ont pu apprécier la voix inimitable de
Jean-Charles Richard dans ces différents contextes étaient
loin de se douter qu’il mûrissait parallèlement le projet
ambitieux - et d’autant plus risqué sur un instrument
monodique - qui renvoie tout musicien à la solitude du
coureur de fond : un solo absolu. Coup d’essai, coup de
maître : son premier album, “Faces”, paru en 2006 chez
Herrade/Fairplay-Anticraft a créé l’évènement (ffff
Télérama, Choc du Mois Jazzman). Accueil enthousiaste qui
se confirme au fil des concerts du solo “Faces” :
transcendant clairement les influences de quelques grands
aînés (Dave Liebman, Steve Lacy, John Surman), Jean-Charles
Richard bouscule allègrement quelques préjugés sur cet art
supposé difficile, dont les indispensables - maîtrise,
rigueur et vision - doublés d’un sens évident de la
dramaturgie, et servis par des sonorités somptueuses,
participent essentiellement, pour le bonheur de l’auditeur,
à un moment de pure beauté.